Comptes à terme : comment bien choisir ?

 Un compte bancaire sans facturation de tous les frais habituels (pour l’ouverture, la gestion, les versements …) et qui propose des gains après un certain délai est un placement idéal.

Un prêt pour une banque

C’est ainsi que l’on peut considérer le principe du compte à terme. Ce dernier peut en effet être assimilé au prêt d’une somme par un épargnant à sa banque. La durée de ce « prêt » est connue : le client de la banque pourra donc reprendre possession de ce capital une fois le délai prévu écoulé. Il s’agit par conséquent d’une formule adéquate pour un épargnant ayant une idée précise du moment où il lui faudra récupérer son argent. Pour ouvrir un compte à terme, il faut respecter un seuil minimal, en général une somme au moins égale à 150 euros. L’argent ainsi placé est bloqué pendant un mois au minimum. Cette date d’échéance (décidée à l’avance) doit être observée à la lettre, faute de quoi l’épargnant aura des pénalités à régler. En contrepartie de ces conditions imposées par la banque, le client peut profiter à terme d’une rémunération sous forme d’intérêts. Le taux de ces revenus est déterminé au moment de la souscription. Plus la somme restera longtemps sur le compte, plus les gains seront fructueux.

Un compte épargne très particulier

Les intérêts que rapporte un tel compte sont calculés chaque jour, à la différence de ceux des livrets d’épargne. Ces derniers génèrent des profits qui ne changent que toutes les quinzaines. En général, les dividendes des CAT (comptes à terme) sont calculés sur le mode des « intérêts simples ». Il s’agit donc de profits correspondant au seul montant d’un capital et ne tenant pas compte des intérêts précédents. Les gains du CAT sont imposés au titre des revenus mobiliers. Depuis le tout début d’année 2018, ces intérêts sont soumis au PFU (prélèvement forfaitaire unique). Ce prélèvement fiscal s’élève à 30% en tout dont 12,8% destinés à l’impôt sur le revenu et 17,2% pour les prélèvements sociaux. La rémunération des CAT est quant à elle fixée librement par les banques. Concernant les CAT à taux fixe, l’étalon qui sert de référence est l’Uribor. C’est le taux interbancaire moyen en Europe et chaque établissement concerné ôte sa propre marge. Le dépôt sur le compte à terme doit être réalisé en une seule fois. Pour ajouter de l’argent, l’épargnant a l’obligation d’ouvrir un autre CAT. Ces sommes sont donc prêtées à la banque pour un mois au minimum mais peuvent être déposées pendant plusieurs années.

Le CAT de manière concrète

Lors de la souscription de ce compte, l’épargnant signe en réalité un contrat avec la banque concernée. Afin d’opter pour le meilleur compte à terme, il faut avoir au préalable analysé les clauses du contrat. Ce dernier mentionne le montant prêté à la banque. Une somme minimale (et maximale) est exigée, elle varie en fonction des établissements bancaires. Le contrat précise aussi la durée de dépôt et la rémunération du compte. Celle-ci est déterminée par les taux d’intérêt pratiqués et par la date à laquelle l’épargnant peut récupérer son argent. Il faut également tenir compte du montant des pénalités à régler si l’on souhaite récupérer son capital avant l’échéance prévue. Le taux de rémunération initial sera alors diminué, au détriment de l’épargnant (sinon, ce pourcentage est garanti pendant la durée prévue pour le contrat). Dans ce cas, il est nécessaire de respecter un délai de préavis. A la fin du contrat avec la banque, il est possible de renouveler son CAT.