Qu’est-ce qu’un micro crédit et comment l’obtenir ?

micro crédit

Le micro crédit constitue une alternative intéressante au prêt bancaire dans de nombreux cas de figure. Que ce soit pour entreprendre un projet, régler des frais médicaux, ou encore financer des travaux, cette solution permet d’obtenir des liquidités sans passer par une banque.

La particularité de ce type de crédit se trouve toutefois dans le public auquel elle s’adresse, dans sa procédure ainsi que ses avantages qui sont bien souvent des points méconnus du plus grand nombre.

Ce sont ces différents points que ce guide se propose d’éclaircir afin de faciliter la demande d’un micro crédit pour réaliser un projet, que celui-ci soit personnel ou professionnel.

Qui peut obtenir un micro crédit ?

Le micro crédit se définit comme un prêt qui se destine aux personnes qui ne peuvent pas bénéficier du système de crédit bancaire classique. Le plus souvent, ces demandeurs sont des allocataires sociaux, ont de faibles revenus ou sont sans emploi.

Grâce à cette avance, ils ont la possibilité de souscrire à un prêt pour réaliser un projet qui permettra d’améliorer leur insertion professionnelle. Ce dernier point est d’ailleurs la condition la plus importante qu’ils doivent remplir pour améliorer leurs chances de contracter le crédit.

Le micro crédit tel qu’il est proposé par certaines institutions est en effet une solution qui est accessible à tout le monde, peu importe sa catégorie sociale, son revenu, ou encore sa situation matrimoniale.

Il suffit d’avoir un projet personnel ou professionnel comme expliqué dans cet article pour être éligible. Cela peut être une formation, le paiement des factures de l’hôpital, le passage du permis de conduire, la réparation d’un véhicule, etc.

À quel organisme s’adresser ?

Pour effectuer une demande de micro crédit, il convient de trouver un accompagnateur ou un intermédiaire qui est le plus souvent un réseau d’accompagnement social.

Celui-ci est chargé d’étudier la demande, de monter un dossier et de le présenter à un réseau d’institutions financières. Il est possible de trouver ce genre d’accompagnement dans :

  • Une maison de l’emploi ;
  • La régie du quartier ;
  • Une association à vocation sociale ;
  • Un Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).

Une fois que la requête a été acceptée, l’organisme financier en question va contacter l’intéressé pour lui faire part des conditions du prêt.

Quelles sont les conditions ?

Les institutions qui ont l’autorisation d’accorder des micro crédits doivent respecter la réglementation financière en vigueur. Dans ce sens, ils doivent renseigner le demandeur sur les modalités du crédit.

Le montant et la durée des prêts

Les microcrédits comme leur nom l’indique permettent uniquement de prêter de petites sommes d’argent. De manière générale, la limite fixée par les organismes qui proposent ce service est de 5 000 € si un projet professionnel est mentionné.

Par ailleurs, les demandeurs disposent généralement de 6 mois à 5 ans pour rembourser le crédit. Il est en outre important de noter qu’il est possible d’exercer un droit de rétractation dans les 14 jours qui suivent la signature du contrat avec l’organisme, pour l’annuler.

Il faudra alors mentionner un motif pour expliquer la décision. Cela peut être un changement de situation professionnelle ou le fait d’avoir trouvé les fonds demandés d’une autre manière.

Les intérêts à prendre en compte

Une fois que l’organisme qui reçoit le dossier valide la demande, il fixe un taux d’intérêt qui est généralement compris entre 1,5 et 4%. Ce pourcentage est calculé selon certaines formules qui sont expliquées ici.

Le demandeur devra s’acquitter de ces frais de remboursement qui vont augmenter le montant total de son emprunt. Si ces taux peuvent souvent se révéler élevés, ils restent plus abordables que les frais de dossier que demandent certaines institutions bancaires pour effectuer un prêt.

Dans tous les cas, avant de demander un micro crédit, il sera intéressant de vérifier ces différents points pour mieux présenter sa requête et négocier au mieux les conditions du remboursement avec l’organisme en charge.